Coutumes et traditions funéraires
Croyances sur la mort

Les Kiowas, également appelés Les Apaches des Plaines, sont une nation amérindienne des plaines de l’ouest du Texas, de l’Oklahoma et de l’est du Nouveau-Mexique. Les Lipans sont un groupe d’Apaches du Sud-Ouest des États-Unis.

Lieu de sépulture

Les Apaches Kiowa et Lipan font la différence entre le principe de vie (ou l’esprit) et les mauvais esprits (les fantômes).

L’esprit continue de vivre après la mort de façon neutre et sans danger pour les autres. L’au-delà n’est qu’une étape, une sorte de purgatoire précédant la réincarnation de l’âme.

Les Kiowa pensent que les ancêtres de la famille viennent rechercher le mourant pour l’accompagner dans son voyage. Ils demandent à l’âme du défunt de ne plus regarder en arrière une fois arrivé dans l’au-delà.

Les différents tribus Apaches ont en commun la peur des mauvais esprits. Ils vivent la mort en tant qu’expérience traumatisante et enterrent leurs morts rapidement. Leur représentation de la mort est très riche en symboles et cérémonies.

Le chef Kiowa Le Loup Solitaire

Lors des funérailles l’âme est libérée pour se rendre au « pays de l’été ». Pour certaines tribus Apaches, après la mort l’âme va dans les airs. Pour d’autres tribus le monde des morts est le négatif ou l’opposé de celui des vivants, et dans ce monde les rivières remontent vers leur source.

Les membres de la famille pleurent, déchirent leurs vêtements, certains rasent leur tètes, blessent leurs corps, se coupent l’articulation d’un doigt. La veuve porte des vêtements noircis par la fumée jusqu’à ce que les sœurs de la famille du défunt leur disent d’arrêter. Le veuf demande à la famille de la défunte de lui entailler le front ou couper les cheveux et leur donne en échange des cadeaux.

Le corps et plus particulièrement le crane sont considérés comme source de danger. Une femme de la famille lave le corps, peigne ses cheveux, et peint son visage avec de l’ocre rouge et jaune. Ils habillent le corps dans les meilleurs vêtements que la famille peut se permettre et l’enveloppent dans une couverture.

Si la mort a lieu pendant la journée les funérailles ont lieu avant le coucher du soleil, si cela se passe la nuit elles ont lieu le lendemain.

Lipans: sépulture sacrée de Presidio

Comme chez les Navajos, le corps du défunt est retiré du tipi par un côté diffèrent de celui utilisé par les vivants.

Kiowa: mère et bébé dans son berceau

Ils transportent le corps sur les collines pour le jeter dans une crevasse dans les rochers, ou le placent dans une tombe peu profonde dans une zone vallonnée. Des cendres et du pollen sont saupoudrés en cercle autour de la tombe, en commençant par la côté sud-ouest. Cet acte est considéré comme une prière pour que l’âme entre en toute sécurité dans le paradis.

Ensuite, la tombe est remplie de terre, de branches et de roches pour décourager les animaux. Lorsque le cadavre est poussé dans une cavité laissée par un rocher mouvant ou la souche tombée d’un arbre, le corps est entassé dans le plus petit espace possible. La roche ou la souche est ensuite remise dans son ancienne position et un certain nombre de pierres sont placées autour de la base pour empêcher les coyotes d’entrer. Ensuite l’endroit est évité.

Lorsqu’un enfant meurt, il est attaché dans son berceau et suspendu à un arbre. Un tus d’eau est attaché près de lui afin que l’enfant puisse boire à volonté.

Ils s’efforcent de faire en sorte que les morts ne reviennent pas et ne tentent pas d’attirer les vivants pour les accompagner. Certains Apaches brulent le corps du défunt en même temps que son tipi et tous ses biens. Le surplus de ses vêtements est jeté dans la rivière pour un éventuel retour futur. Les membres de la famille du défunt déménagent pour éviter d’être hantés. Son cheval favori est tué.

Après la cérémonie le groupe rentre par une route différente de celle par laquelle ils sont venus, en veillant à ne pas regarder en arrière ou de discuter de l’emplacement de la tombe. En rentrant ils se lavent et changent d’habits. Ceux qui se sont fait faire des entailles les frottent avec de la graisse et en général ne se lavent pas jusqu’à la guérison des plaies. Le deuil peut durer jusqu’à un an.

Ils offrent de la nourriture afin de faciliter le passage du mort dans l’autre monde. De la sauge et du cèdre sont utilisés en fumigation pour éloigner la peur des mauvais esprits, les pensées et les rêves liés à l’anxiété provoquée par la mort.

De nombreux oiseaux et animaux sont associés à la mort et aux fantômes.

Le corbeau est accusé d’être à l’origine du décès.

Les chiens, les coyotes et les loups apportent la malchance et la mort.

L’Apache croit qu’après l’enterrement des morts, les hiboux représentent une menace car ils peuvent les appeler et leur enlever l’esprit.

Lieu de sépulture

Sources

(https://www.odella.fr/actualites/obseques-rites/les-rites-funeraires-amerindiens)

Morris E. Opler and William E. Bittle, The Death Practices and Eschatology of the Kiowa Apache

(https://archserve.id.ucsb.edu)

Des Apaches

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Spiritualité Autochtone