Coutumes et traditions funéraires
Croyances sur la mort

Les Bribri sont des indigènes du Costa Rica. Le nom de Bribri provient du mot “fort ».

La structure sociale du peuple Bribri est organisée en clans matrilinéaires. Les femmes sont les seules à pouvoir hériter de la terre et préparer la boisson au cacao sacré, indispensable à leurs rituels. Les grands-mères jouent un rôle très important dans la transmission des coutumes, des traditions et des histoires.

Les rôles des hommes sont définis par leur clan, comme par exemple : le « awa » (le chaman) et le « oko » (le croque-mort, seule personne autorisée à toucher les restes des morts, chanter des chansons funéraires et préparer la nourriture consommée lors des funérailles).

Comme chez les Navajos et d’autres Amérindiens, lorsqu’un quelqu’un est proche de la mort, il est installé dans une petite hutte un peu plus loin. Il ne faut surtout pas mourir dans sa maison car ensuite, pour d’éloigner les mauvais esprits, elle doit être brûlée et le campement abandonné. 

Famille Bribri

Après la mort, le croque-mort enveloppe le cadavre dans des couvertures d’écorce et des feuilles de plantain. Il met à côté le hamac dans lequel le défunt a rendu son dernier souffle, ainsi que les objets qui lui ont servi jusqu’au dernier moment de sa vie. Il dépose ensuite le corps sur une petite plate-forme dans les bois, entourée d’une clôture couverte de chaume pour empêcher l’accès des animaux. 

Souvent cet échafaud est couvert de vignes épineuses qui se développent par-dessus. Le corps reste pendant cinq ans (selon d’autres sources un an) dans ce tombeau provisoire ensuite est transféré à la maison commune de la mort.

Neuf jours après le décès, ils organisent une cérémonie qui ne dure qu’une nuit et qui s’appelle « éteindre le feu ». Les femmes de la famille préparent la chicha, le cacao et d’autres aliments destinés au festin.

Le tsuku (le guérisseur) chante plusieurs chansons secrètes, accompagné par la calebasse. Ensuite il organise un cérémonial qui consiste en saupoudrer les ustensiles ayant appartenu au mort et qui se trouvent toujours dans la maison. À chaque application de poudre il chante et secoue son hochet.

Maison Bribri
Usule: temple spirituel

Cinq ans plus tard (ou un an), quand la chair a complètement disparu, ils récupèrent le cadavre rangé sur le petit échafaudage et organisent une nouvelle cérémonie appelée « la danse des os ».

Il s’agit d’une période très importante pour la famille qui dure entre quinze et vingt-deux jours.

A cette occasion de nombreux animaux sont sacrifiés, ils consomment du cacao et des chicha et dépensent beaucoup d’argent.

Deux guérisseurs chantent pendant toute la durée des célébrations. Lorsque les invités sont partis, le croque-mort, entouré de la famille, nettoie le squelette, l’enveloppe dans un tissu à motifs allégoriques, et le déplace, après une cérémonie spéciale, vers la maison de la mort loin dans les montagnes. 

Le tissu est diffèrent, en fonction de la cause du décès de l’individu (de la fièvre ou d’une autre maladie, de la vieillesse, par morsure de serpent).

La maison de la mort est confectionnée dans un bois très solide et se divise en quatre pièces, chacune réservée à l’un des quatre groupes géographiques du Bribri (résidant sur le Lari, Tihri, Uren, et les rivières Coen—quatre affluents supérieurs de la Sixaola). 

Masques Bribri

Les os du mort sont entreposés dans la pièce appropriée et avec eux sont placés des arcs, des flèches et divers ustensiles. 

Le chaman pratique à cette occasion des rites sous forme des chants symboliques afin de prévenir le défunt du chemin qu’il lui reste à parcourir avant d’arriver dans l’autre monde, sa destination finale. 

Il peut avoir à traverser des rivières dangereuses, rencontrer de grands serpents et des précipices dangereux. Mais il peut aussi retrouver sur ce chemin de beaux oiseaux, des papillons et des fleurs magnifiques. 

Le chant du chaman se termine par une description de l’arrivée définitive du défunt et son accueil dans l’au-delà, dans le royaume du dieu. 

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